Ars Humana Performance

Au-delà de la simple réalisation d’une toile en public pendant un concert de musique classique, ARS HUMANA PERFORMANCE est une création unique au croisement de trois personnalités artistiques : le peintre abstrait lyrique Karls, la mezzo-soprano Mathilde Cardon et la harpiste Claire Galo-Place.

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« Ars humana » fait référence au philosophe Boèce et à sa classification de la musique en trois branches sœurs et égales, trois branches en miroir l’une de l’autre : la musica mundana (ou l’harmonie qui règle le rythme des sphères célestes, de la terre, des saisons), la musica humana (ou l’harmonie entre le corps et l’esprit, la raison et l’âme mais aussi l’harmonie entre soi et le monde), et enfin la musica instrumentalis (ou la musique au sens moderne).

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Le peintre lyrique abstrait Karls est un habitué de la performance, c’est même son principal mode d’expression. Selon lui, la performance donne à une toile la possibilité d’exister une temporalité à l’instar de la musique qui génère des sentiments différents au fur et à mesure de son déroulement. L’œuvre devient multiple, elle n’est plus limitée à la « première impression », toujours durable. Si les artistes musiciens ont plus l’opportunité de vivre ce « moment de grâce » qui arrive parfois lors d’un concert, l’alchimie ici comptera deux ingrédients supplémentaires : tout d’abord la volonté des trois artistes de donner à la symbiose entre le geste pictural et le geste musical une vie organique et imprévisible, ensuite la place particulière du public qui reprend ici sa place dans l’énergie du couple « créateur-receveur ».

©Clémentine BELHOMME

Tout au long de la performance, des mélodies choisies de Purcell, Ravel, Mahler, ou encore Händel, ponctuées par des textes de Saint Augustin, Schopenhauer ou Rilke mettront en lumière l’étoffe même, la texture commune du « silence intérieur » inhérent à l’acte de création et l’acte de recevoir une œuvre d’art.
A la fin de la performance, la toile sera vendue aux enchères par le fameux commissaire priseur Pierre Cornette de Saint Cyr (vers 22h).
Cet événement est né sous l’impulsion de Mylène Vignon, critique d’art contemporain.